Association des Villes et Collectivités pour les Communications électroniques et l’Audiovisuel
Budget 2004 :
Le secteur de la presse bénéficie, légitimement, d’aides multiples en faveur du pluralisme, avec une imagination qui semble débordante. <
A défaut d’un quelconque fonds d’aide, le secteur de la télévision locale bénéficie d’une grande commisération.
Ainsi le Conseiller d’Etat, Michel Boyon, avait repris dans son rapport au Premier Ministre une vieille revendication de l’Avicam et de l’union des Télévisions Locales de Service Public, pour réformer la taxe sur la publicité. Rappelons que, suite à un barème aberrant, une chaîne comme Images Plus à Epinal se fait taxer 13% de son chiffre d’affaires publicitaire, contre moins de 0,4% pour TF1. Le rapporteur précisait : ’’Proportionnellement, la taxe pèse ainsi beaucoup plus lourdement sur les télévisions locales, qui pratiquent des tarifs très faibles, que sur les grandes chaînes nationales. Une taxation proportionnelle ou une exonération en dessous de certains montants serait donc envisageable’’.
Cette préconisation de février 2003 était reprise en juin dans le rapport de la Direction du développement des medias (services du Premier ministre). En novembre, pour la Loi de finances 2004, un amendement en ce sens était déposé à la demande de l’Avicam par le sénateur Paul Blanc, puis repris et défendu par Philippe Marini, rapporteur général du budget. Mais il a été écarté à la demande du Ministre du budget. Le rapport n’aurait-il pas été transmis à temps au nouveau directeur de cabinet du Premier ministre, M. Michel Boyon ?
L’Association des Villes et Collectivités pour les Communications électroniques et l’Audiovisuel regroupe 56 Villes, 36 Communautés urbaines ou d’agglomérations, 16 syndicats de communes, 30 structures départementales et 12 régionales, soit 50.000.000 d’habitants.