2004 a marqué un tournant pour les réseaux d’initiative publique ouverts aux opérateurs, avec une législation reconnaissant le caractère de service public de l’intervention des collectivités et l’attribution de 14 marchés et délégations de service public dans des agglomérations, départements et régions.
Ces projets sont dans la phase des travaux en 2005 et viendront s’ajouter aux 24 infrastructures et réseaux de collectivités déjà ouverts. Un nombre équivalent de marchés devraient aboutir en 2005.
D’autres projets sont aujourd’hui remis en question ; ils n’en étaient pas au stade du lancement des procédures, marchés ou délégations. Leur moteur principal était souvent l’absence d’accès au haut débit sur des pans entiers du territoire. Des investissements de France Télécom peuvent répondre à cette demande première. Mais demain la question peut resurgir, avec la croissance des besoins, ou par une demande des habitants et professionnels d’accéder à la diversité des offres de l’ensemble des opérateurs. Et vers qui se retourneront-ils, si ce n’est vers leurs élus locaux ?
La médiatisation de l’arrêt de quelques projets est assez surprenante : tous les projets ne donnent pas lieu à des réalisations, mais les collectivités en font rarement un sujet de communication ! En tout cas ces exemples ne peuvent cacher l’implication de plus en plus grande des collectivités : aujourd’hui, c’est l’équivalent de 21départements et 20 villes ou agglomérations qui ont des réseaux ouverts, en construction, ou des marchés attribués.
L’Association des Villes et Collectivités pour les Communications électroniques et l’Audiovisuel regroupe 228 adhérents soit 50 Villes, 69 Communautés urbaines ou d’agglomérations, 21 syndicats de communes, 66 structures départementales et 22 régionales, soit plus de 61.500.000 d’habitants.