On connaît depuis un moment les principaux facteurs du "fossé numérique" ; Brest Métropole a mis en oeuvre une action coordonnée sur un quartier en politique de la ville depuis fin 2009, en jouant sur l’ensemble des leviers :
un abonnement collectif à tarif social (1€/mois/logement pour internet, en plus de la télévision numérique, soit au total moins de 2,5 €/mois/logement, sur le réseau exploité par Numéricable) ;
un accompagnement à domicile pour l’installation et les premiers pas sur internet, des ateliers au sein de l’espace mutimedia voisin, un accompagnement juridique avec la CLSCV sur les contrats des opérateurs ;
la possibilité d’acquérir à moindre coût un ordinateur retapé par l’association Le Boulon.
Une première évaluation avait été dressée après 9 mois. Au dernier pointage, 78 foyers de Kérourien ont pris le service, soit 13% du nombre de logement. L’enquête montre qu’un public socialement très éloigné des TIC a été touché (personnes peu diplômées, faibles revenus…).
Le succès de cette expérimentation fait des émules localement. Il faut savoir que le passage à un service collectif doit être voté par une majorité de locataires dans les immeubles sociaux, car il impacte les charges. Un autre ensemble d’habitat, représentant 1.050 logements, vient d’en adopter le principe, avec une mise en place en février 2012.
L’Association des Villes et Collectivités pour les Communications électroniques et l’Audiovisuel regroupe 226 adhérents soit 50 Villes, 67 Communautés urbaines ou d’agglomérations, 21 syndicats de communes, 66 structures départementales et 22 régionales, soit plus de 61.500.000 d’habitants.