Numérique / Territoires

Le CNNum vire au CIAN Juillet 2025

« La refondation du Conseil de l’intelligence artificielle et du numérique (CIAN) repose sur une conviction : le numérique doit être débattu publiquement, gouverné collectivement, et pensé à la hauteur de ses effets sur notre démocratie et notre société », est convaincue la ministre déléguée chargée de ces sujets. Pour cela, Clara Chappaz a lancé, ce 23 juillet 2025 à Paris, un nouveau conseil consultatif, le CIAN, dans le prolongement des travaux du Conseil national du numérique (CNNum), comme annoncé dès le 12 juin dernier. 

Le CIAN a pour mission d’étudier toute question relative au développement du numérique et de l’IA ainsi que leur impact sur la société, l’économie et les territoires. Il devrait constituer ainsi un espace de veille, d’analyse et de confrontation des idées. « Son indépendance, son ouverture et sa liberté de ton sont essentielles », a précisé la ministre

Pour conduire ses travaux, le Conseil est coprésidé par Anne Bouverot (ex envoyée spéciale pour le Sommet pour l’Action pour l’IA et ex-Orange) et Guillaume Poupard (ex- DG de l’ANSSI). Il est composé de 15 membres bénévoles dont :

  • 3 personnalités issues du Conseil économique, social et environnemental, du Conseil d’analyse économique et du Comité consultatif national d’éthique du numérique ;
  • 8 personnalités qualifiées du monde économique, académique, public, ou issues de la société civile ;
  • 2 députés et 2 sénateurs respectivement désignés par la présidence de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Mettre l’IA au service de l’intérêt général

Le CIAN devrait se réunir au moins trois fois par an. Il devrait s’organiser en groupes de travail élargis à des personnalités extérieures autour des usages de l’IA, de la soutenabilité numérique, de la souveraineté technologique ou de la protection des enfants en ligne.

La voix des territoires devrait être portée évidemment par le sénateur de l’Ain Patrick Chaise (Président de l’Avicca et Vice-président de la FNCCR) mais aussi par la Sénatrice de Paris Colombe Brossel, le directeur général de l’IGN et ex-président de l’Arcep, Sébastien Soriano ou encore la déléguée générale des Interconnectés, Céline Colucci. 

« Notre ambition est d’aider à rassembler les expertises pour éclairer les décisions publiques et contribuer à un débat éclairé, exigeant et ouvert, au service de l’intérêt général », ont conclu les deux coprésidents… Il n’y a plus qu’à trouver l’interrupteur pour que la lumière soit : une nouvelle « grande loi du Numérique » après celle "Pour une république numérique" (2016), un budget pérenne pour l’Inclusion numérique en 2026 et le redéploiement d’une ingénierie locale pour accompagner le programme de Transformation numérique des territoires 2025-2027, par exemple ?