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Quel avenir pour les fréquences "mobile" ?

20/01/2026

Telle était, en substance, la question centrale posée par l'Arcep à l'occasion de sa consultation publique lancée en fin d'année 2025, partant du constat que l'ensemble des Autorisations d'Utilisation de Fréquences allouées aux services mobiles feront l'objet d'un renouvellement entre 2030 et 2035. L'occasion, pour les acteurs de l'écosystème, de se prononcer sur la gestion actuelle et future du spectre radio-électrique, tant sur la dispersion des blocs de fréquences que sur leur optimisation, les finalités poursuivies, la capacité à répondre aux besoins futurs en matière de services mobiles (qu'au passage, il est nécessaire de définir),...

Une consultation stratégique, donc, que l'Avicca a saisie pour confirmer ses positions en faveur d'une priorité à l'aménagement numérique des territoires afin de réduire l'écart persistant entre secteurs urbanisés et zones moins denses, d'une réflexion préalable quant aux finalités et conséquences pour chaque nouvelle génération technologique, avec une préoccupation permanente quant aux impacts sociaux et environnementaux des services numériques. 

L'expérience des générations technologiques précédentes permet déjà de tirer des enseignements en matière de niveau d'ambition pour la couverture du territoire que les opérateurs doivent atteindre, et à quelles échéances. Les dispositifs "historiques" (Zones Blanches - Centres-Bourgs) ainsi que la perspective de fermeture des réseaux cuivre et 2G / 3G conduisent également à demander à ce que les modalités de sorties soient bien intégrées nativement dans chaque lancement de nouveau réseau ou dispositif. De même, un mécanisme doit également être prévu afin d'éviter toute perte nette de couverture du territoire.

Le sujet d'un véritable bilan indépendant et exhaustif du New Deal Mobile reste entier, au moment où les besoins persistants à l'échéance du Dispositif de Couverture Ciblée se précisent, dans un contexte d'intensité concurrentielle changeante avec les perspectives de consolidation du secteur des télécoms. De nombreuses autres questions restent en suspend, à commencer par l'intégration de l'internet des objets dans les futures attributions de licences, et la part réservée aux réseaux à basses fréquences qui présentent de nombreux avantages pour les collectivités.